Travailler autrement, nouvelles pratiques de travail

Si le gouvernement prévoit d’instaurer une couverture chômage universelle pour les travailleurs indépendants, ça reflète bien les changements qui s’opèrent dans notre société en termes de croissance de l’entrepreneuriat et du travail free-lance. Aujourd’hui, c’est officiel, le travail à la papa n’est plus une obligation !
Mais alors, quelles sont donc les nouvelles pratiques de travail ? (Parce que, bon, travailler autrement, d’accord, mais pas n’importe comment !)

LE TÉLÉTRAVAIL, PARLONS-EN

Le télétravail est défini par la loi comme « [blabla] un travail qui aurait pu être exécuté dans les locaux de l’employeur et qui est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon régulière et volontaire en utilisant les technologies de [blabla] dans le cadre d’un contrat de travail [blabla] ».

Ce qui n’existait pour ainsi dire pas il y a encore quarante ans concerne aujourd’hui 25 % des salariés, dont 6 % de manière contractuelle(i) !

D’accord, ça s’organise encore surtout autour de nécessités familiales, et jusqu’ici ça reste majoritairement une histoire de quelques jours par mois passés à travailler à la maison (le home office). Mais l’avenir tend clairement vers une évolution plus drastique, à l’instar de la start-up américaine Automattic (l’éditeur de WordPress.com) qui, en juin dernier, a fermé ses coûteux locaux de San Francisco, lesquels étaient désertés par les salariés, tant le télétravail choisi était devenu la norme.

Quels gains aussi pour l’entreprise !

 

DES EFFETS DÉLÉTÈRES

La faiblesse du home office « réside dans le risque d’une ingérence du domaine professionnel dans la vie privée et familiale »(ii). On peut craindre aussi une ingérence de la vie privée et familiale dans le rendement professionnel.

En plus, à la maison – quand les enfants sont à l’école, qu’on a fait la vaisselle et la lessive – on peut ressentir un grand isolement. Les jeunes entrepreneurs qui travaillent chez eux, peut-être pour des raisons économiques, ne peuvent nier que cette absence d’ambiance de bureau et d’émulation intellectuelle peut avoir de pernicieux effets.

 

RECRÉER UNE PROFITABLE AMBIANCE DE WORKING

C’est là qu’interviennent les espaces de coworking. On y entre parce qu’on réduit ainsi les coûts, blabla… Non ! On le fait pour retrouver du lien social !

De nombreux salariés passés au télétravail se recréent, dans ces espaces plus nombreux chaque jour, une profitable ambiance de working, mais sans le poids anxiogène de la hiérarchie – on n’est pas maso !

À quand la dématérialisation généralisée des entreprises ? Si c’est possible, ça se fera. Tout comme la cloudification de l’entrepreneuriatTM, avec des travailleurs éparpillés qui se reconstituent en collectivités locales… entre voisins, quoi.

 

Sources :

i : Étude Malakoff Médéric conduite en novembre 2017. – ii. « La flexibilité de l’organisation du travail », Nathalie Devernay, 22 juin 2017, Semaine Sociale Lamy, n° 1775.

 

 

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