Quand les croyances freinent les bonnes décisions
Dans beaucoup d’entreprises, la réflexion autour des EPI commence toujours par la même idée : “simplifier, standardiser, réduire les coûts”. Rationnel en théorie.
Mais sur le terrain, trois croyances persistantes continuent de biaiser les décisions… et parfois la sécurité.
Frein n°1 : “Un EPI, c’est un EPI… tant qu’il est conforme.”
Deux modèles qui affichent la même norme ne garantissent pas du tout le même usage.
Entre un EPI basique et un EPI réellement pensé pour le terrain, les écarts sont considérables : confort thermique, mobilité, résistance, ergonomie…
Un équipement trop lourd ou trop rigide finit par être abandonné, et un EPI non porté n’assure plus aucune protection…
Frein n°2 : “On ne peut pas satisfaire toutes les morphologies.”
Beaucoup pensent qu’élargir les tailles et les coupes complexifie tout.
Pourtant, un EPI mal ajusté influence directement la posture, la précision des gestes, la fatigue… et augmente le risque d’accident.
Proposer des modèles adaptés aux différents gabarits n’est pas un confort supplémentaire : c’est une condition de performance et de sécurité.
Frein n°3 : “La personnalisation coûte cher et n’apporte rien.”
La personnalisation utile ne sert pas à “faire joli”.
Cohérence des couleurs, logos visibles, marquages clairs : ces éléments renforcent la lisibilité des rôles, facilitent la coordination et créent un véritable sentiment d’appartenance.
Un EPI harmonisé améliore l’organisation autant que l’image de l’entreprise.
En résumé
Choisir un EPI, ce n’est pas cocher une norme : c’est un choix stratégique qui impacte la sécurité, la performance et la motivation.
Les entreprises qui dépassent ces croyances ne dépensent pas plus : elles investissent mieux.
Et surtout, elles protègent vraiment leurs équipes.
l'expert
Le vrai enjeu n’est pas de choisir un EPI conforme, mais un EPI accepté.
La plupart des erreurs viennent d’une standardisation dictée par la peur : peur de dépenser trop, peur de gérer trop de références, peur de se tromper.
Pourtant, ce sont ces choix “rapides” qui coûtent le plus cher ensuite : inconfort, retours fournisseurs, achats répétés, faible adhésion, risques accrus.
Avant toute décision, posez-vous trois questions simples :
• Mes équipes porteront-elles réellement ces équipements ?
• Ai-je considéré la diversité des usages, pas seulement la conformité ?
• Mon choix renforce-t-il la sécurité et l’identité interne… ou la complique-t-il ?
Un EPI n’est pas un produit : c’est un outil de travail. Et comme tout outil, il doit être pensé pour celles et ceux qui l’utilisent chaque jour.
C’est là que se joue la bonne décision.
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Jean-Marhy MAHOUNGOU LINARES
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