La sieste, nouveau KPI de productivité ?

Longtemps moquée, parfois jugée paresseuse, la sieste revient aujourd’hui au centre des discussions sur la performance au travail. Et pour cause : une courte sieste de 26 minutes peut augmenter la performance de 34 % et améliorer la vigilance de 54 %. Un chiffre qui change (un peu) la vision qu’on a du repos.

La sieste au travail : un tabou qui s’effrite

Dans un monde professionnel où l’on parle sans cesse de productivité, d’efficacité et d’attention, le repos reste paradoxalement le grand oublié. Pourtant, les études sont sans appel : un cerveau reposé est un cerveau qui travaille mieux.

Les micro-siestes, entre 10 et 30 minutes, deviennent ainsi un outil accessible, économique et redoutablement efficace pour :

  • récupérer rapidement,
  • diminuer la fatigue mentale,
  • réduire le stress,
  • améliorer la prise de décision.

Derrière leur innocence apparente, elles deviennent un vrai levier de performance.

26 minutes qui changent tout

Les chiffres issus de l’étude “Sieste au travail : bénéfices cachés et ce que dit la loi” parlent d’eux-mêmes :

  • +34 % de performance
  • +54 % de vigilance

Pourquoi ?
Parce qu’une sieste courte permet au cerveau de traiter l’information déjà reçue et de réinitialiser sa capacité de concentration.
En clair : on revient plus disponible, plus créatif, plus efficace.

Les entreprises soucieuses du bien-être de leurs équipes commencent d’ailleurs à intégrer ces pauses dans leur culture interne, souvent sous forme de zones de repos, de salles calmes ou de moments de déconnexion programmés.

Un enjeu de santé… mais aussi de compétitivité

La sieste ne relève pas seulement du confort personnel : c’est un choix stratégique.
Dans un environnement où l’attention est constamment sollicitée, favoriser la récupération devient un véritable KPI managérial.

Un collaborateur reposé :

  • fait moins d’erreurs,
  • prend de meilleures décisions,
  • est plus motivé,
  • reste plus longtemps engagé dans l’entreprise.

Un cercle vertueux que certains dirigeants n’hésitent plus à encourager.

Conclusion : et si on arrêtait de culpabiliser ?

La sieste n’a rien d’un signe de faiblesse.
C’est une pratique qui participe à la performance, à la santé mentale, à la créativité… et à la bonne humeur de tous.

La prochaine fois que vous voyez un collaborateur (ou un dirigeant !) piquer du nez, dites-vous peut-être qu’il est en train… d’optimiser ses KPI.